Après sept ans et neuf mois d'exil dans la forêt équatoriale (commémoré par la fête du Magal), Cheikh Ahmadou Bamba rentra à Dakar en 1902.
A Darou Salam, chez Cheikh Anta, frère et disciple de Cheikh Ahmadou Bamba, les voisins - aussi bien Mourides que Tidianes - se donnèrent rendez-vous pour célébrer son retour.
Les festivités durèrent quinze jours.
Chaque matin, un dromadaire et dix chèvres étaient abattus pour nourrir tous les amis.
En juin 1903, de nouveau exilé, Cheikh Ahmadou Bamba dut quitter Daroul Manaan, escorté par 150 tirailleurs et 50 spahis, pour la Mauritanie.
De retour au Sénégal en 1907, il vécut en résidence surveillée à Tieyene, près de Louga, et ne fut autorisé à s'entourer que de cinquante disciples et à ne disposer que de vingt cases.
Reconnaissant finalement Cheikh Ahmadou Bamba comme un saint homme, la France lui décerna la croix de la Légion d'Honneur.
Il refusa de porter cette décoration, souhaitant démontrer à nouveau que son action n'était inspirée que par Dieu et Dieu seul, et non pas par les hommes, amis ou ennemis.
Cheikh Ahmadou Bamba mourut le 19 juillet 1927.
Son mausolée, à Touba, attire des hommes et des femmes de toutes les races et de tous les continent